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ARCHIVES HISTORIQUES

Bilan des maladies recensées en 1875 adressé au Conseil général des Hospices et Secours, encre sur papier, 5 janvier 1875, Inv. x.

Nous conservons pas moins de 15 000 mètres linéaires d'archives relatives aux institutions de soin et de bienfaisance, du Moyen-Age à nos jours.

Vous trouverez ci-dessous un aperçu des fonds et de leur provenance.

Pour l’Ancien Régime, les archives des institutions sont réparties entre deux fonds principaux : H et B. Les archives de l’époque contemporaine retracent la création de notre institution, en commençant par le fonds du Conseil des Hospices et Secours (1796-1925), devenu la CAP (1925-1977) jusqu'à l'actuel CPAS (1977- ).

Veuillez noter que les inventaires qui ne sont pas disponibles en ligne sont toutefois consultables sur place,  en salle de lecture.

Acte de la fondation de l'hôpital Saint-Jean et son sceau, 1276. Encre sur parchemin et cire.

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Acte de fondation de l'hôpital Saint-Jean et son sceau, 1047, encre sur parchemin et cire.

Ancien Régime (de 1047 à 1797)
Fonds B

La fonds B (Bienfaisance) comprend les sous-fonds d’archives de la Suprême Charité et des Maisons des Pauvres, des Tables des pauvres, des confréries charitables et des fondations privées.

  • La Suprême Charité : assistance publique assumant la supervision de toutes les institutions charitables privées de la ville, ainsi que certaines fondations dont elle avait l’administration directe (enfants trouvés, aveugles, prisonniers…)

  • Les Maisons des Pauvres (Armenhuysen) étaient les Ateliers de charité crées par le gouvernement dans certaines villes au début du XVIIIe s.

  • Les tables des pauvres ou tables du Saint-Esprit : charités paroissiales cogérées par des proviseurs laïcs et des prêtres octroyant des aides en nature et en espèces. Il s’agit des tables de Sainte-Gudule et du Finistère, Sainte-Catherine et Saint-Jean de Molenbeek, Saint-Jacques au Coudenberg, Saint-Nicolas, Saint-Géry et Notre-Dame de la Chapelle. NB : A chaque table est encore attachée une série de fondations.

  • Les confréries charitables : il s’agit ici surtout des archives de la confrérie Saint-Eloy, regroupant les métiers d’art et du travail des métaux. Mentionnons également (dans la série H) un registre de la confrérie Saint-Jacques d’Overmolen.

  • Les fondations privées : sont financées par de riches donateurs et portent en général le nom de celui ou celle-ci. Outre les fondations attachées aux tables, mentionnons la Fondation Brusseghem (comprenant les fondations Busleyden et Sailly).

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Lettre du Maître de la Peste Philippe Birago, signée et datée 1691, encre sur papier.

Fonds H

Le fonds H (Hôpitaux et Hospices) comprend les sous-fonds des institutions d’hébergement et de placement, les enfants trouvés et abandonnés et les orphelinats.

  • Les Hôpitaux : hébergent temporairement certaines catégories. L’hôpital Saint-Jean est dévolu aux pauvres malades de façon générique, la léproserie Saint-Pierre se consacre à l’hébergement de certains lépreux tandis que les hôpitaux pour passants sont destinés aux pauvres voyageurs, à savoir les hôpitaux Saint-Corneille, Saint-Jacques d’Overmolen, Saint-Julien (ou Saint-Ghislain) et Saint-Laurent.

  • Les hospices : accueillent en principe à vie des personnes âgées. Les hommes sont reçus dans les hospices des 12 Apôtres, du Calvaire, des Petits Chanoines, Saint-Christophe et Van der Haeghen. Les femmes disposent de 21 hospices : 15 Pucelles et Notre-Dame de la Paix, 5 Plaies, 9 Chœurs des Anges, Baeckx, du Chant d’Oiseaux, la Couronne d’épines ou Notre-Seigneur Jésus-Christ, Doux nom de Jésus ou Duquesnoy, Pacheco ou Saint-Job, Rapoy, Saint-Aubert ou des Boulangers, Sainte-Anne ou Tserclaes, Sainte-Croix, Sainte-Gertrude, Sainte-Elisabeth de Hongrie, Trinité, Saint-Sauveur ou des Merciers, des Tanneurs, Ter Arken ou Notre-Dame, Ter Thomme et Van den Bempden.

  • D’autres fondations se chargeaient d’héberger ou de placer des enfants : Bons-Enfants et choraux de Sainte-Gudule, Sainte-Catherine, la Fondation de Marie-Albertine de Gand, marquise de Deinze, la Fondation de Veltem ; les orphelins pauvres et les Enfants trouvés étant pris en charge par l’assistance publique. L’enseignement prodigué aux enfants pauvres (« pauvres écoles ») dépend des antennes paroissiales de la Suprême Charité.

Epoque contemporaine (de 1796 à nos jours)
Fonds du Conseil des Hospices et Secours (1796-1925)
  • Direction : comprend notamment les délibérations du Conseil et les Affaires générales (dossiers dont l’intérêt est jugé assez important pour que ces affaires soient traitées devant le Conseil).

  • Administration générale par service : Personnel, Contentieux (ancêtre du service juridique), Propriétés et Travaux, Finances et Recette, et Magasins généraux (chargés de l’approvisionnement).

  • Activités de bienfaisance :

    • Le Bureau de bienfaisance divisé en comités de charité, avec les médecins des pauvres.

    • Les ateliers de charité et dépôts de mendicité, organisant le travail pour pauvres et mendiants.

    • Le Mont-de-Piété, établissement de prêt social, sous la tutelle du Conseil des Hospices entre 1804 et 1848.

  • Activités des hospices :

    • Les établissements hospitaliers dont l’hôpital Saint-Jean (y compris le futur hôpital Brugmann), l’hôpital Saint-Pierre et la Maternité mais également des hôpitaux spécialisés par catégorie de patient accueilli : l’asile-dépôt (succédant à la Simpelhuys de Bruxelles), le Sanatorium Brugmann à Alsemberg pour tuberculeux, ou encore l’hôpital Latour de Freins à Uccle pour convalescents et l’hôpital maritime Roger de Grimberghe à Middelkerke pour enfants.

    • Les différents hospices et refuges, d’abord pour personnes âgées dont l’Hospice de l’Infirmerie, les Hospices réunis et l’Hospice Pacheco ; mais aussi l’orphelinat pour filles.

    • Le placement des Enfants trouvés et abandonnés, des orphelins, de certaines personnes âgées, des aliénés (à Geel).

  • Pièces remarquables : Le Fonds des Enfants trouvés et abandonnés contient une collection remarquable de marques caractéristiques, depuis 1740, signes distinctifs laissés par les parents des enfants afin de pouvoir les identifier et les récupérer lorsque leur situation matérielle se serait améliorée.

Fonds de la Commission d'Assistance Publique (1925-1977)
Fonds du Centre Public d'Aide Sociale (1977-)

© Collections du CPAS de la Ville de Bruxelles, 2023

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